31 Mar2023
Colloque à Bouaké en octobre autour de l’intelligence artificielle
Des supermarchés sans caissiers ni gestionnaires de stock, des drones avec une autonomie capable d’identifier une cible, l’anéantir ou en faire tout usage possible. La modification infinie du génome humain pour créer un être avec des potentialités jusqu’alors inconnues. Un type d’informations divulguées à profusion, plus que d’autres grâce à des canevas déjà établies. Une technologie, capable de modifier selon les besoins du moment, l’environnement. Des milliers d’emplois qui vont disparaître. D’autres qui seront créés etc. Voici quelques défis que surmonte actuellement l’intelligence Artificielle. Qu’est ce que cette intelligence artificielle qui semble être le passage obligé des sociétés actuelles? Comment l’Afrique fait-elle face à cette nouvelle donne? Comment l’enseignement de l’intelligence artificielle est-elle promue dans notre système universitaire? L’intelligence artificielle est-elle pour autant infaillible? Comment pouvons-nous l’encadrer éthiquement, à la fois dans sa mise en place, ses avantages possibles mais aussi ses inconvénients, tout comme son évaluation ? Voici une liste d’interrogations non exhaustive à laquelle nous invite la Chaire UNESCO de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké en octobre 2023, à travers son séminaire international qui a pour thème : « L’enseignement de l’éthique de l’intelligence artificielle dans les universités africaines, quels modules de formation ? »
Les resumés des contributions sont attendus aux adresses suivantes : chaireunescobioethiq@gmail.com/ poamepublications@yahoo.fr
Cell: (00225) 0103362619





Il fait chaud à Abidjan. Ça grelotte à Bouaké, Korhogo ou Man. On va encore rentrer dans cette période où les cris fuseront de partout pour rappeler que le marché est cher. Une tomate coûtera 100 FCFA. Trois bananes 1000 FCFA, etc. Depuis quelques années, c’est toujours la même rengaine. On n’est pas pressé. La planification peut attendre. Abobo est desormais collé à Anyama. Yopougon a presqu’atteint Dabou. Bingerville qui se limitait à un ensemble de quartiers concentrés dans un rayon proche est subitement etendu sur plus de 15 km de presque tous les côtés avec des villas à perte de vue. Ce ne sont pas les forêts, rivières ou sols qui se sentent certainement heureux de toutes ces expansions sans contrôle. Ils nous le font savoir à travers la rareté de la biodiversité, par des pollutions, l’appauvrissement du sol, des sécheresses, des inondations etc. Nous refusons de voir ou de calculer. Nous refusons de proteger notre environnement et nous protéger nous-mêmes. Cela coûte quoi de mettre en place une vraie politique de protection de la nature, de decongestionner Abidjan, d’envoyer des ministères et des institutions à l’intérieur du pays, d’imposer à des investisseurs de s’installer dans d’autres localités de la Côte d’Ivoire mêmes avec des abattements fiscaux ? On n’est certes pas une grande nation industrielle mais on ne saurait se faire l’injure de refuser de réfléchir sur des choses aussi simples.
Amara Salifou
amarasalifou@gmail.com