17 Oct2026
La France en colère ce 17 octobre 2026! Nous avions prévenu, il y a trois ans
Il y a environ trois ans, j’ai publié un travail de recherche dans une revue scientifique au Togo, sur les manifestations de Mai 68 en France, les grèves des Gilets Jaunes toujours dans ce même pays et les revendications des jeunesses africaines. J’ai expliqué que les problèmes posés par les élèves et les étudiants sont souvent aussi ceux de leurs parents et de leurs avenirs face à un système de gouvernance très souvent dans l’autosatisfaction inutilement.
La réalité est qu’on ne peut cacher les problèmes sociaux et existentiels qui sont eux d’une violence étouffante telle qu’il ne peut avoir que des réactions souvent violentes. Il ne sert à rien, face à la violence, à trouver comme solution, la violence. Cela élargit la base de la contestation et enlise le climat social inutilement. Aujourd’hui 17 octobre 2026, la France est encore en ébullition. Les contestataires qui n’étaient que des élèves, ont fini par rallier à leurs causes, des étudiants, des professeurs, les Gilets Jaunes, à nouveau et d’autres corps professionnels. Tout bras de fer, quel que soit le temps que cela va prendre, finit toujours par être remporté par les peuples et sociétés.
amarasalifou@gmail.com
Sur 300 000 élèves environ, qui passent le BAC chaque année en Côte d’Ivoire, c’est approximativement 60 000 qui sont admis. Presque la moitié est orientée dans les universités publiques. 10 % atteignent le Master. Moins de 1% soutiennent le Doctorat. Dire donc que tout le monde ne peut pas faire de longues études, c’est ne pas comprendre l’effort de ces enfants, depuis la maternelle qui ont fait tant d’efforts et de sacrifices pour arriver à l’université ou dans les grandes écoles. Rires des diplômés, c’est être à la limite de l’ignorance. Notre pays a eu cet aura africain et international, parce qu’en dehors du café et du cacao, il a toujours eu de grands intellectuels.
Les pays développés que nous prenons en exemple, ont des Centres de recherche dans lesquelles presque toutes les disciplines sont représentées. Ceux que nous prenons pour modèle nous rappellent qu’il n’y a pas une discipline supérieure à une autre. Nous qui sommes dans le balbutiement, on veut favoriser une opinion ou tout doit être ramené à la matière. On s’étonne après des déboires et dérives. Le problème de l’orpaillage clandestin était technique, c’est le social qui a sonné l’alarme et la mobilisation. La guerre se fait de plus en plus avec des drones. Dans une foule où il y a quelqu’un de recherché, c’est tout le monde qui est visé. Le COVID-19 nous a rappelé qu’une erreur technologique quelque part loin là bas peut paralyser le monde entier. Pour faire de l’ingénierie, il faut encore avoir les moyens d’imagination et de réflexion. Peut-on construire sans réfléchir ? Sans tenir compte de tous les paramètres possibles? Surtout que nous sommes supposés être des êtres pensants. À moins que nous ne voulions nous transformer en Caterpillar.
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Les chiens de guerre! Certains connaissent cette expression. Elle nous ramène à des gens dont la vie est consacrée à faire la guerre, partout où on leur propose de l’argent ou on leur propose de se servir comme bon leur semble, en période de guerre.
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Quand vous priez pour la paix, eux prient pour la guerre. Ces chiens de guerre, n’ont pas de frontières, n’ont pas de moralité, n’ont surtout pas d’éthique. Ce que vous appelez atrocités est un quotidien heureux pour eux. Ils existaient sous d’autres continents. Ils n’y existent plus. En Afrique, ils pullulent comme des microbes. La situation triste dans cette histoire, c’est que ces chiens de guerre ne s’invitent jamais seuls. Ils sont toujours les invités de gens en costumes cravates et bien cirés. Ils changent de pays quand leurs services macabres ne sont plus demandés jusqu’à ce qu’un fou leur fasse appel pour viols, meurtres, atrocités, charniers, viols, massacrent de civils, terreurs en tous genres. Les chiens de guerre ont toujours des têtes nationales et internationales. Tant que ces têtes seront là, l’Afrique connaîtra toujours des chiens de guerre.
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Comment se termine une guerre? Par la cessation des armes en premier. Peut-être par la prise d’un camp sur un autre ,voire la soumission d’un camp, en deuxième. En troisième, toujours par des pourparlers de paix. Il y a en d’ailleurs eu après les deux guerres mondiales. Il y en a après tous les conflits meurtriers, au Soudan, en RDC, en Afrique du Sud, au Liban, en Bosnie-Herzégovine, en Algérie, en Colombie, au États-Unis, au Vietnam etc. Cette fin de toutes les guerres par la fin des crépitements des armes, par des pourparlers ou par la paix, nous rappelle que c’est une perte de temps de déclencher des hostilités, de faire des victimes humaines et des destructions de biens.
La question qui mérite d’être posée, c’est pourquoi alors les gens, sachant tout cela, font-ils pour autant la guerre? Il n’y a pas une réponse unique à cette questions tant de nombreuses pistes peuvent être consultées sur le sujet. Cela peut être dû à un problème d’opinion, de supprematie, d’ambition, d’intérêt ou même de l’esprit animal en tout homme où domine Thanatos, siège de toutes les formes de violence. Finalement la meilleure façon de combattre, c’est de combattre la guerre et la perte de temps qu’elle nous fait vivre.
amarasalifou@gmail.com